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eu après leur fondation par Saint Dominique, les Frères prêcheurs s’établirent à Gand (1228), Louvain (entre 1228 et 1232), Liège (en 1230 ou 1231), Bruges (1232), Anvers (1244) et Ypres (1248). Certains de ces couvents relevaient de la Province de France, d’autres de celle d’Allemagne.
Au XVème siècle, un mouvement de stricte observance surgit dans la Province d’Allemagne, auquel se rallièrent les couvents de Louvain, Anvers et Bruxelles (fondé en 1459 et reconnu comme couvent formel en 1465). Les couvent de Gand et de Bruxelles relevèrent de la Congrégation de Hollande depuis l’érection de celle-ci en 1464 : cette Congrégation regroupait les couvents observant des Provinces françaises et saxonnes.
Par son Bref Apostolique « Decet Romanum Pontificem » du 2 juillet 1515, Léon X promulguait une nouvelle organisation : tous les couvents des Pays-Bas étaient regroupés dans la Province de Germanie Inférieure.
Durant la guerre de religion de la deuxième moitié du XVIème siècle, les couvents du Nord de cette Province furent perdus ; ceux du Sud, après leur restauration, pourvurent en personnel, dès avant 1600, les postes missionnaires du Nord.
Dans le courant du XVIIème siècle, de nouveaux couvents furent fondés à Lierre (1612), Braine-le-Comte (1612), Mons (1620), Vilvorde (1623), Tournai (1624), Namur (1649), Malines (1651) et Tongres (1664). Les persécutions en Irlande amenèrent à Louvain les Dominicains de cette province (1623), ceux d’Angleterre aboutissent à Bornem (1658) et à Louvain (1697).
Le 7 août 1680, le Couvent d’Ypres et un certain nombre de Couvents du Nord de l’actuelle Province de France furent réunis à la nouvelle Province franco-belge de Sainte-Rose. A dater du 2 août 1698, le Couvent de Liège fut rattaché à cette Province. En 1716, la Belgique comptait 42 couvents de frères et 33 de sœurs.
En 1782, quelques autres Couvents, dont celui de Tongres, en dépit de difficultés avec l’empereur Joseph II, formèrent la Congrégation de Germanie Inférieure qui, en 1794, fut de nouveau réunie à la Province du même nom.
Durant l’occupation française, tous les Couvents existant dans les Pays-Bas autrichiens et dans la Principauté de Liège furent supprimés (1796-1797). Le Concordat, conclu en 1801 entre le Saint-Siège et Napoléon, détermina que plus aucun Couvent n’existerait sur tout le territoire de la France dont faisait partie, depuis 1795, la Belgique actuelle.
Mais les dominicains qui travaillaient dans des postes des Pays-Bas du Nord échappèrent à cette mesure et se rallièrent à la Province de Germanie Inférieure. Le 27 novembre 1803, ses membres obtinrent du pape Pie VII et du Maître de l’Ordre, le frère Pie-Joseph Gaddi, l’autorisation d’élire un Prieur provincial.
Avec les encouragements du Prieur provincial, le frère Dominique Raken, les frères François Ackerman et Pie Braeckman fondèrent un nouveau Couvent à Gand en 1835. Une autre fondation suivit à Tirlemont en 1845. A la suite des interventions du Cardinal Sterckx, ces deux Couvents, comme tous ceux de notre pays, relevèrent de la juridiction immédiate d’un Visiteur apostolique.
Le Maître de l’Ordre, le frère Vincent Jandel, convint, en 1851, que les Couvents dominicains belges dépendissent du Prieur provincial de France, puis, en 1856, d’un Commissaire général institué par le Maître de l’Ordre. Jusqu’à cette date, la formation des frères était assurée par le Couvent de Flavigny (Côte d’Or).
Le Couvent de Louvain fut rétabli en 1856, suivi, en 1860, par une fondation à la Sarte (Huy). C’est ce dernier Couvent qui, dès 1863, prit la relève de Louvain comme maison de noviciat de la Province (décret du 9 octobre 1863 du Maître de l’Ordre, le frère Vincent Jandel). Il le resta, pour toute la Province, jusqu’en 1923, lorsqu’un second noviciat, de langue flamande, fut ouvert à Gand.
Par sa lettre « Caelestis Auctor » du 18 décembre 1860, le Maître de l’Ordre, le frère Vincent Jandel rétablit la Province de Sainte-Rose en Belgique. Le décret de fondation fut lu devant le premier Chapitre provincial, ouvert à Tirlemont le 18 mai 1861.
Avant la première guerre mondiale, furent encore érigés les Couvents de Lierre (1864), Ostende (1873), Mont-Saint-Amand (1876), Bruxelles (1903), Liège (1905), La Serena du Chili (1906, supprimé en 1911). En 1911 enfin, la Province accepta une mission au Congo belge.
Après la grande guerre, eurent lieu les fondations de Genk (1934), Knokke-le-Zoute (1939) et Libramont (1939). Entretemps, le Studium de philosophie, qui était établi à Gand depuis 1920, se scindait et un Studium de langue française, avec la seule faculté de philosophie, était établi à la Sarte en 1929. La même opération s’effectuait en 1941 pour la théologie, dont la section flamande demeurait à Louvain, la section d’expression française était transférée à la Sarte par décret du Maître de l’Ordre, le frère Martin Gillet.
Après la seconde guerre mondiale, de nouvelles implantations étaient encore réalisées à Loverval-Charleroi (1946), à Anvers (1946, mais supprimée en 1949), Viadana en Uélé (1952) et à Limete-Léopoldville (1957).
Le 4 mars 1958, sous le provincialat du frère Louis Camerlynck, le Maître de l’Ordre, le frère Michel Browne décida de la scission de la Province.
La nouvelle Province de Saint-Thomas d’Aquin en Belgique reçut comme territoire propre la région sud de la frontière linguistique officielle à ce moment, le Couvent de Saint-Vincent Ferrier à Bruxelles faisant également partie de la nouvelle Province. Au Chapitre général de Toulouse (1962), l’ancienne Province unitaire prit le nom de Provincia Sanctae Rosae in Flandria.
Dans la Province de Saint-Thomas d’Aquin, le Studium de la Sarte devint aussitôt Studium général, par décret du Maître de l’Ordre, le frère Michel Browne, en date du 21 mai 1958. Sous le provincialat du frère Ignace Van Wynsberghe, il accueillit les frères de la Province suisse (noviciat et philosophie) ainsi que d’autres frères des Provinces d’Irlande, du Canada, des USA, de Costa-Rica et d’Espagne. Le 14 juillet 1964, la section de théologie était provisoirement suspendue.
Par la constitution du Zaïre, en 1963, d’un Vicariat général d’Afrique Centrale, la Province renonçait à conserver dans ce pays un territoire de mission. Elle avait néanmoins le souci de garder des missionnaires dans plusieurs pays en voie de développement.
Sous le Maître général, le frère Anicet Fernandez, une nouvelle maison fut ouverte au titre de Maison Saint-Dominique, à Bruxelles, en 1969, tandis que trois ans plus tard était mis un terme à la fondation de Loverval (1972). Sous le provincialat du frère Jean-Pierre Charlier, le Couvent Notre-Dame de la Sarte fut transféré à Rixensart, le 31 octobre 1973. L’érection officielle avec le titre de Couvent de l’Epiphanie, fut signée le 16 janvier 1974 par le Maître de l’Ordre, le frère Anicet Fernandez. Le Couvent a changé de nom le 12 février 2002 et s’est appelé Couvent Dominique Pire. La Maison Saint-Dominique, devenue Couvent le 24 mai 1983, par décret du Maître de l’Ordre, le frère Vincent de Couesnongle, est redevenue Maison le 25 février 1997, par décret du Maître de l’Ordre, le frère Timothy Radcliffe. Celui-ci procéda à sa fermeture canonique le 5 janvier 1999.
Sous le provincialat du frère Robert Soullard, la Maison de Libramont a été supprimée par décret du Maître de l’Ordre, le frère Damian Byrne, en date du 10 juillet 1985.
Le couvent de Liège a été supprimé par décret du Maître de l’Ordre, le frère Damian Byrne, en date du 16 décembre 1987. Ce couvent avait été fondé en 1232, puis supprimé à la fin du XVIIIème siècle ; rétabli le 25 septembre 1905, il fut érigé en couvent formel le 11 mars 1913 par le Maître de l’Ordre, le frère Hyacinthe Cormier.
En 1990, sous le provincialat du frère Ignace Berten, par décret du Maître de l’Ordre, le frère Damian Byrne, la Province est devenue Vicariat général.
Le couvent de Bruxelles avait été fondé en 1463 près de la rue de l’Ecuyer, détruit en 1793, par la Révolution française, rétabli le 17 avril 1900, érigé en couvent formé le 4 août 1903 par le Maître de l’Ordre Andreas Frühwirth sous le patronage de Saint-Vincent Ferrier. Sous vicariat du frère André Coulée, le 6 février 2001, après un an de travaux de restauration interne, il a été inauguré sous le nom de Couvent Saint-Dominique. Il abrite actuellement une communauté internationale.
En 2009, sous le vicariat du frère Philippe Cochinaux, par décret du Maître de l’Ordre, le frère Carlos Azpiroz Costa, le 4 juillet de cette année, a été supprimé le Couvent Dominique Pire à Rixensart et ont été érigées les Couvent Saint-Albert le Grand à Liège et Fra Angelico à Louvain-la-Neuve.
Succession des prieurs provinciaux
Fr. Ignace Van Wynsberghe 1958-1962
Fr. Raymond Sterckx 1962-1966
Fr. Georges Dantinne 1966-1967
Fr. Bernard Olivier 1967-1970
Fr. Jean-Pierre Charlier 1970-1978
Fr. Robert Soullard 1979-1986
Fr. Ignace Berten 1987-1990
Succession des Vicaires généraux
Fr. Ignace Berten 1991-1994
Fr. André Coulée 1994-2002
Fr. Philippe Cochinaux 2002-….


































































