13ème dimanche ordinaire

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 1/07/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Voilà un évangile bien compliqué ! Il nous raconte deux miracles.  Mais ce n’est pas cela le plus compliqué.  Le plus compliqué, c’est que ces deux miracles ne sont pas l’un après l’autre, mais l’un dans l’autre.  C’est quand Jésus part guérir la fille de Jaïre que par hasard et presque malgré lui il fait un autre miracle.  C’est un peu comme dans un roman policier où, pendant l’enquête sur un meurtre, on découvre un autre meurtre qui n’a rien à voir avec le premier.  On se croirait dans une histoire écrite par Georges Simenon ou Agatha Christie.

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Nativité de Saint Jean-Baptiste

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 24/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

C’est avec un peu d’étonnement que nous célébrons aujourd’hui la nativité de Jean-Baptiste, plus exactement c’est avec étonnement que nous voyons cette nativité célébrée avec tant de faste. Pensez ! La célébration de cette nativité  prime sur celle du dimanche.  Même la nativité de la Vierge Marie n’a pas ce privilège.  Si le 8 septembre la fête de la nativité de Marie tombe un dimanche, on célébrera cette nativité la veille ou le lendemain.  Et voilà que la Nativité de Jean-Baptiste prime sur le dimanche.  Pourquoi un tel honneur pour un personnage somme toute beaucoup moins populaire que la Vierge Marie ? C’est à cause de la place de Jean-Baptiste dans la vie de Jésus et dans l’histoire du salut.

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Nativité de Saint Jean-Baptiste

Auteur: Didier Croonenberghs
Date de rédaction: 24/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. ». « Nomen Omen » dit le dicton. Ce qui veut dire « le nom est un présage, une destinée ». En hébreu, le nom de Zacharie évoque en effet « le souvenir », le passé, alors que celui de Jean signifie « Dieu fait grâce ».

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11ème dimanche ordinaire (B)

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 17/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Qu’il dorme ou qu’il veille, le semeur, la semence de la Parole deDieu grandit et se développe toute seule.  Je ne suis sûr que ce soit toujours la bonne graine qui se développe toute seule dans le cœur de l’homme.  Bien au contraire, c’est souvent la mauvaise graine de l’orage et de la tempête qui croît et qui se développe dans notre cœur.  C’est comme la météo : trois jours de beau temps et un jour d’orage.  Après une période d’accalmie, il n’y a rien à faire, il y a de l’électricité dans l’air et on se dit que c’est toujours les mêmes bêtises qu’il fait et en plus il trouve ça amusant.

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11ème dimanche ordinaire (B)

Auteur: Laurent Mathelot
Date de rédaction: 17/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018


« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? » voilà la question de Jésus dans l’Évangile. Aujourd’hui, on dirait sans doute « Qu’est-ce que le règne de Dieu ? » et on se poserait la question de savoir sous quelle conditions voit-on que Dieu règne. La tentation moderne est de poser un regard analytique – presque scientifique – sur le règne de Dieu. « Que peut-on raisonnablement penser de ce règne ? »

C’est sans doute oublier un peu vite que l’analyse scientifique – le discours rationnel – est valide à mesure où elle se détache de son objet. Il y a une distance nécessaire pour observer les choses, nous dit la science. Or, nous dit le Christ, le Royaume de Dieu s’est approché de nous, il est tout proche, il passe à travers nous ; il nous précède et il nous suit ; il nous transcende. Difficile dans ces conditions d’avoir la distance nécessaire pour un regard objectif.

Notre regard sur le règne de Dieu est nécessairement subjectif. Il faut vivre quelque chose de ce règne pour en parler avec foi.

« Qu’est-ce que le règne de Dieu ? »

Vous le savez, la culture juive ne dispose pas de notions abstraites. C’est sans doute pour cette raison qu’on ne trouve pas dans la Judée antique de traités de géométrie. La raison juive fonctionne par analogies concrètes : l’esprit est toujours vu comme un « souffle » ; les pensées sont des « songes » ; s’élever spirituellement revient à « aller sur une haute montagne » ; l’impossible consiste à « faire passer un chameau par le chas d’une aiguille », l’inouï de la foi revient à « demander à une montagne de se jeter dans la mer » ; surmonter sa peur devient « marcher sur l’eau ». La pensée juive – et donc le discours de Jésus – sont truffés de ces allusions à des éléments du quotidien ; à des situations concrètes.

Ainsi quand Jésus parle du règne de Dieu, il est comme une graine de moutarde que l’on plante ; il fonctionne comme les semailles et la moisson. Déjà le livre d’Ézéchiel avait présenté l’action de Dieu comme la tige d’un grand cèdre que Dieu plante sur une haute montagne et qui déploie ses rameaux. Plus qu’une allégorie végétale – la terre c’est ici l’homme (Adam), la semence c’est la foi, aussi petite soit-elle, et la croissance est celle de l’Esprit – plus qu’une allégorie végétale, c’est ici le concret de ce royaume que l’on veut souligner : le royaume de Dieu c’est la croissance de la vie de tous les jours. Et tous les triomphes célestes que nous rapportent les apocalypses et autres récits extraordinaires qui parsèment la Bible se ramènent concrètement à ça : le règne de Dieu est comme une semence qui germe et qui grandit, que l’on dorme ou que l’on se lève. Une croissance avant tout discrète et paisible avant d’apparaître extraordinaire et triomphale.


Jésus aurait pu recourir à d’autres images toutes aussi concrètes et parlantes pour les gens de son époque : « Le règne de Dieu est comme celui de César : il domine toute la terre ». Il ne le fait pas. La force de la parabole agricole c’est qu’elle dément toute notion d’impérialisme divin.

Évidemment, la conception concrète et quotidienne du règne de Dieu que présentent les paraboles se heurte à une certaine limite lorsque, de la pensée juive, elle passe à la pensée grecque – la notre – qui jongle avec l’abstraction. L’image agricole que donne Jésus perd de son caractère absolu dans une culture rationnelle. Finalement, on pourrait avoir l’impression d’une image un peu simpliste pour des gens à la culture simple.

C’est pourquoi Paul, dans sa seconde lettre aux Corinthiens souligne que nous cheminons dans la foi et la confiance, non dans la claire vision. « Tant que nous demeurons dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur. » Voilà qui atténue le caractère pleinement actuel du royaume. Pour Paul, le règne de Dieu se déploie certes en nous mais reste toujours partiel et n’est véritablement réalisé qu’au delà de la mort, lors de la rencontre ultime avec Dieu.

Et c’est peut-être le point avec lequel notre époque a le plus de difficultés. Sommes-nous d’accord de dire, avec Paul que « nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur » ? Avons-nous une telle soif du règne de Dieu que nous souhaiterions abandonner tout ce qui nous retiens en ce monde pour vivre de sa seule présence ? Avons-nous le désir de tout lâcher pour faire le grand saut vers Dieu, là, maintenant ?

Alors « Qu’est-ce que le règne de Dieu ? »

Je crois que nous devons maintenir les deux images : celle du règne de Dieu comme d’une réalité éminemment concrète qui se vit dans le quotidien et qui est notre façon d’aimer, au jour le jour, du mieux possible celles et ceux qui nous entourent mais qu’il est tout autant une réalité qui nous dépasse complètement, un horizon d’amour que nous désirons de tout notre cœur, depuis notre plus tendre enfance et qui ne ne se dément pas ; un infini d’amour qu’on ne rencontre pourtant véritablement qu’au delà de la mort, lorsque l’on a enfin donné sa vie, et vers lequel aussi, tendent notre prière, notre désir et notre foi.

Le règne de Dieu c’est vivre aujourd’hui d’une plénitude d’amour qui n’est pas encore là ; d’un manque d’amour qui persiste et nous emporte pourtant très concrètement vers l’amour toujours au-delà que nous ne cessons jamais de désirer.

Le règne de Dieu c’est vivre concrètement le paradoxe d’un amour infini.
 

10ème dimanche ordinaire (B)

Auteur: Didier Croonenberghs
Date de rédaction: 10/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Cet évangile très dense —et apparemment un peu décousu— semble partir dans tous les sens. Vu le découpage de l’année liturgique, vous n’avez d’ailleurs pas dû l’entendre souvent dans une église… J’imagine toutefois qu’un détail ne vous aura pas échappé. « Jésus revint à la maison, où la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. » 

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Corps et Sang du Seigneur

Auteur: Philippe Cochinaux
Date de rédaction: 4/06/18
Temps liturgique: Temps ordinaire, Fêtes du Seigneur et Solemnités durant l'année
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Sainte Trinité

Auteur: Dominique Collin
Date de rédaction: 27/05/18
Temps liturgique: Temps ordinaire, Fêtes du Seigneur et Solemnités durant l'année
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Solennité de la Pentecôte

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 20/05/18
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

« Ils se mirent à parler dans d’autres langues ».  Voilà un miracle qui ferait bien plaisir à beaucoup d’élèves en Wallonie et à Bruxelles : parler dans d’autres langues, et en particulier en néerlandais.  Beaucoup d’entre nous ont souffert pour étudier le vocabulaire néerlandais et retenir les verbes irréguliers.  Ah ! si la grâce du Saint-Esprit pouvait descendre sur chacun d’entre nous, il y aurait beaucoup moins de problèmes linguistiques en Belgique.

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Solennité de la Pentecôte

Auteur: Philippe Cochinaux
Date de rédaction: 20/05/18
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

Une maman catéchiste profite de l’approche de la fête de la Pentecôte pour proposer aux enfants une animation sur l’Esprit-Saint.  Après  avoir développé son sujet en long et en large, elle décide de poser quelques questions aux enfants pour voir si ce qu'elle a présenté a bien été compris par eux. Et elle termine par cette question: « Que fait l’Esprit-Saint quand Il vient en nous ? »

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7ème dimanche de Pâques (B)

Auteur: Didier Croonenberghs
Date de rédaction: 13/05/18
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2017-2018

« Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet ». Pour les non latinistes de cette assemblée, permettez-moi de traduire cet adage, tiré du droit romain. « Ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tout le monde ». Voilà un idéal commun rarement atteint dans nos lieux de vie, un adage dont le développement a cependant eu un rôle important dans l’évolution de la démocratie, notamment dominicaine...

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Ascension du Seigneur

Auteur: Laurent Mathelot
Date de rédaction: 6/05/18
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2017-2018


Est-ce que ça nous parle encore aujourd’hui, ce passage de l’Évangile : « Voici les signes qui accompagneront les croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal. »

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Bruxelles, une minute...