Dimanche des Rameaux

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date de rédaction: 28/03/21
Temps liturgique: Temps du Carême
Année liturgique : B
Année: 2020-2021
Textes : Baptême du Seigneur

Frères et soeurs
En ce dimanche, quand nous prenons les rameaux, nous entrons dans la Passion de notre Seigneur, Jésus Christ. Chacun à notre manière, nous pouvons faire quelques pas avec lui, unis à tous nos frères et soeurs qui souffrent. En ce temps de covid 19, ce virus qui a déstructuré nos relations interpersonnelles et déshumanisé la plupart des gens, Jésus n’a-t-il pas besoin de nouveaux Simon de Cyrène pour l’aider à porter la croix de l’humanité souffrante? Jésus, aujourd’hui, n’a–t-il pas besoin des centurions qui Le reconnaissent “Fils de Dieu” du font de leur coeur?


Si « nous mourons avec lui, dit Saint Paul, avec lui nous vivrons. » Nous pouvons alors essayer de vivre ce jour de la Passion en laissant la présence du Seigneur nous envahir et nous submerger, jusqu’à atteindre les replis les plus obscurs de notre vie. Car par la passion, Jésus prend sur lui la mort afin que nous vivions.
Bientôt, à Getshemani, Jésus abandonné des siens va vivre son Heure: il va accepter de prendre sur lui nos manques d’amour, nos trahisons et nos reniements. Dans ce combat quasi cosmique contre les forces du mal, contre la mort spirituelles, Jésus se révèle vrai homme et vrai Dieu: s’il pleure des larmes de sang et supplie son Père de le délivrer de cette coupe, il trouve la force d’accepter et de la boire jusqu’à la lie. C’est le prix qu’il a consenti à payer pour sauver chacun de nous: par ses souffrances, nous sommes guéris.
En nous donnant chaque année à réentendre le récit de la Passion, l’Eglise nous invite, au début de cette semaine sainte, à refaire un chemin de foi. Pouvons-nous sortir de notre rôle de spectateurs, comme toute cette foule qui suit Jésus sur ce long chemin de la Passion et de la Mort sur la croix?
En ce jour de ténèbres et de détresse totale, en ce jour d’abandon, tout ce qui se passe depuis le début de l’histoire des hommes semble se focaliser contre Jésus: Dieu est frappé, on crache sur lui avec mépris, on le rejette. Et Jésus accepte, il s’abaisse jusqu’au plus bas, il prend sur lui nos violences, nos rejets: nos manques d’amour.        
Jésus souffre dans une solitude totale, les disciples ne sont pas là. Du reste, aucun de nous ne peut le suivre jusque’à cet anéantissement. Nous ne pouvons que le regarder mourir et prendre sur lui la charge du péché du monde.

Frères et soeurs,
Saurons-nous ressembler à d’autres personnages de ce drame?
Jésus, aujourd’hui, n’a-t-il pas besoin de nous pour veiller avec Lui, “pour ne pas entrer en tentation”?
En méditant cet évangile de la Passion, demandons-nous qui sommes-nous pour le Christ? Qui suis-je pour Dieu? Mais surtout, “qui est-il pour moi?” Car cet évangile de la Passion nous invite à approfondir notre foi, à grandir dans la foi en Dieu source de vie.
Ce récit de la Passion qui s’arrête au tombeau bien gardé, n’est pas le dernier mot de l’évangile. Il nous est donné pour nous aider à refaire avec le Christ tout ce chemin de la mort à la vie, comme pour inscrire nos vies dans ce chemin qui va vers la lumière de Pâques.
Que le signe de la croix soit force pour notre foi, lumière pour notre espérance, et joie pour notre charité.

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