Couvent Saint-Albert-le-Grand   Cloîtres Saint-Jean, 3 à 4000 Liège

12ème dimanche du temps ordinaire

Auteur: Philippe Cochinaux
Date de rédaction: 20/06/21
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2020-2021

Alors qu’au chapitre 8 verset 20 de l’évangile de Matthieu, le Christ affirme : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. », voilà qu’aujourd’hui, dans l’évangile de Marc cette fois, il dispose même d’un coussin pour dormir.  Et c’est précisément sur ce détail que je voudrais m’arrêter avec vous ce soir.  Pourquoi l’évangéliste fait-il mention de ce coussin.  S’il s’y trouve, c’est que cela doit avoir une signification certaine.

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12ème dimanche ordinaire (B)

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 20/06/21
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : B
Année: 2020-2021

 

J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : c’est terminé, on se parle normalement.  Depuis plusieurs jours, je n’arrivais plus à parler calmement avec un frère dans la communauté.  Je ne sais pourquoi, mais c’était très tendu.  Et voilà que ce matin tout était bien calme et même apaisé.  Il ne m’a plus énervé.  C’est curieux, mais c’est comme cela.  C’est un peu ce qui s’est passé dans la barque des apôtres pendant la tempête.  Jésus s’est levé et tout s’est apaisé.

C’est une situation que beaucoup de parents connaissent avec leur grand garçon.  C’est la crise de l’adolescence.  Il se laisse aller, il ne se tient pas droit, il se vautre dans le fauteuil ou sur son lit, sa chambre est en désordre et c’est à peine s’il vous répond quand on lui pose une question.  Et puis, brutalement, voilà qu’il se lave, qu’il s’habille proprement, qu’li se lève même le matin et commence à entreprendre des activités. Que fait-on à ce moment-là ? On se demande s’il n’y a pas là une jeune fille que le grand garçon a pu rencontrer.  Il a rencontré quelqu’un qui le trouve aimable et ça change tout.  Lui, qui ne trouvait rien d’intéressant dans la vie, lui qui ne se trouvait pas beau, lui qui pensait que cela ne valait pas la peine de bien s’habiller ou de ranger sa chambre, voilà qu’il trouve la vie et les autres intéressants.  Il trouve que cela vaut la peine de travailler et d’étudier.

Et c’est ce qui se passe parfois avec nous aussi.  On st parfois plongés dans un abîme de solitude et de tristesse, parce que les choses paraissent mornes et sans intérêt ou parce qu’il ne se passe rien d’intéressant dans notre vie.  Et voilà que soudain nous rencontrons à nouveau Jésus dans notre vie.  Il n’était pas loin.  Il n’est jamais loin.  C’est ce que je faisais pendant le confinement strict et sévère que nous avons parfois connu.  Le soir, avant de m’endormir, je cherchais quelque chose de beau qui s’était passé pendant la journée, un sourire au magasin de la part de l’employée, un coup de fil inattendu que j’ai pu recevoir, une petit succès dans mon travail.  Et c’était, je crois, un bon exercice : apprendre à ouvrir les yeux pour voir Dieu agir dans ma vie, non pas comme je le souhaiterais ou comme j’aimerais que cela se passe, mais apprendre à voir les petits clins d’œil qu’il pouvait me faire, même dans de petits événements apparemment sans intérêt.

Et c’est ce que nous faisons tous les dimanches.  Non seulement nous nous rappelons toutes les merveilles que Dieu a faites pendant l’histoire du peuple élu et pendant la vie de Jésus, mais aussi nous ouvrons les yeux de notre cœur pour voir dans l’apparence d’un petit morceau de pain la présence vivante et active de Dieu dans notre vie.  Et c’est cela sans doute notre travail de tous les jours : développer la gymnastique du cœur et de l’esprit, assouplir notre cœur et notre intelligence pour voir au-delà des petits événements de la vie de tous les jours la présence de Dieu dans notre vie. 

C’est cela qui fait la différence entre la Bible et un livre d’histoire.  Le livre d’histoire raconte des événements glorieux, comme le règne d’un grand roi, ou des événements tragiques, comme la guerre et la famine.  La Bible, elle, ne raconte pas simplement des faits, elle voit à travers tous ces événements la bonté de Dieu qui veille sur chacun d’entre nous.

Alors, oui !, en recevant la sainte communion, demandons à Dieu d’ouvrir les yeux de notre cœur et de notre intelligence pour voir les petits clins d’œil qu’il nous fait tous les jours.  Ainsi, le soir, nous pourrons nous coucher heureux parce que nous avons découvert l’amour de Dieu dans notre vie.

 

Troisième dimanche de Pâques

Auteur: Philippe Henne
Date de rédaction: 18/04/21
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2020-2021

C’est bien comme cela que nous aussi nous ressusciterons : avec nos blessures dans le corps et dans le cœur.  Nous sommes tous différents et c’est avec notre corps unique en son genre que nous ressusciterons.

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Dimanche de Pâques

Auteur: Philippe Cochinaux
Date de rédaction: 4/04/21
Temps liturgique: Temps de Pâques
Année liturgique : B
Année: 2020-2021

Nous sommes ce matin encore un peu comme les disciples.  Nous arrivons de divers horizons de nos vies respectives pour nous trouver devant un tombeau dont la pierre a été roulée.  Nous y sommes d’abord venus avec notre cœur.  Tout comme Pierre et Jean, notre cœur avance plus vite que notre raison.  L’amour de Dieu nous guide vers cet événement de Pâques qui est tellement de l’ordre de l’indicible que nous aimerions juste garder le silence et simplement partager l’amitié.  Notre cœur nous fait ainsi redécouvrir que le temps ne peut pas ronger la tendresse, que l’amour est plus fort que toute mort et qu’il ne passera jamais.

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Dimanche des Rameaux

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date de rédaction: 28/03/21
Temps liturgique: Temps du Carême
Année liturgique : B
Année: 2020-2021
Textes : Baptême du Seigneur

Frères et soeurs
En ce dimanche, quand nous prenons les rameaux, nous entrons dans la Passion de notre Seigneur, Jésus Christ. Chacun à notre manière, nous pouvons faire quelques pas avec lui, unis à tous nos frères et soeurs qui souffrent. En ce temps de covid 19, ce virus qui a déstructuré nos relations interpersonnelles et déshumanisé la plupart des gens, Jésus n’a-t-il pas besoin de nouveaux Simon de Cyrène pour l’aider à porter la croix de l’humanité souffrante? Jésus, aujourd’hui, n’a–t-il pas besoin des centurions qui Le reconnaissent “Fils de Dieu” du font de leur coeur?

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Troisième dimanche de Carême

Auteur: Jean-Baptiste Dianda
Date de rédaction: 7/03/21
Temps liturgique: Temps du Carême
Année liturgique : B
Année: 2020-2021
Textes : Baptême du Seigneur

Dans ma langue maternelle, l’église comme le Temple des protestants est traduite par « La Maison de Dieu ». L’aspect cultuel n’est pas mis en avant! Aujourd’hui Jésus nous conduit dans la Maison de son Père et notre Père! Mais voilà, cette Maison est devenue un bazar du sacré, un lieu religieux d’échanges entre la demande et l’offre de Dieu; un lieu de commerce. Alors Jésus pique la sainte colère et se fait un fouet pour chasser sans ménagement les vendeurs du Temple!  

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29ème dimanche ordinaire

Auteur: Didier Croonenberghs
Date de rédaction: 18/10/20
Temps liturgique: Temps ordinaire
Année liturgique : A
Année: 2019-2020
Textes : 29ème dimanche ordinaire (année A)


Maître, nous le savons: tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité,  car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.

Il y a quelque chose de particulièrement ironique dans ce texte, que la traduction que nous avons entendue ne rend pas. Les pharisiens disent de Jésus qu’il ne regarde pas l'apparence,  le prosopon en grec, c’est-à-dire le personnage des gens ! C’est-à-dire, en fait, littéralement, tenez-vous bien… le masque… des gens. Maître, tu dis vrai, tu ne regardes pas le masque des gens ! Dans les pièces de théâtre de l’Antiquité, les comédiens avaient toujours un masque sur le visage. D’une part pour pouvoir interpréter plusieurs personnages dans une pièce, mais aussi pour pouvoir propager plus efficacement le son. Tu ne regardes pas le masque des gens ! C’est de là que viendra en français le mot personne : le mot personne —ou personnage— c’est d’abord étymologiquement le masque d’une personne. Quelle ironie dans ce texte ! Nous voyons donc des pharisiens, qui avancent masqués pour poser une question trouble à Jésus, et qui reconnaissent néanmoins en Jésus quelqu’un qui ne regarde jamais le masque social des gens, mais bien le coeur de l'homme!

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